« J’ai faim ! » Une phrase qu’il nous arrive de prononcer de nombreuses fois dans la journée… Mais que représente réellement cette sensation ? Réponse avec notre spécialiste Gwénaële Joubrel, responsable nutrition de Sojasun.

C’est quoi concrètement, la faim ?

Une petite définition s’impose : d’après le désormais célèbre Wikipédia, la faim désigne « la sensation, apparaissant après un certain temps sans manger, qui pousse un être vivant à rechercher de la nourriture. »

Bon, mais cela ne nous aide pas beaucoup : c’est quoi, un « certain temps » ? Et d’abord, il faudrait distinguer deux sensations : la faim et l’envie. Dans les deux cas, « l’être vivant » va partir à la recherche de nourriture, justifié s’il s’agit vraiment de faim, pas s’il est sous le coup d’une envie…

La faim :

La faim, c’est un signal physiologique, une sensation physique que nous envoie notre corps pour nous prévenir que la réserve d’énergie diminue. Ce signal est le résultat d’un ensemble de mécanismes, dont le plus connu est la diminution du taux de glucose dans le sang : ce message est compris par des récepteurs du système digestif. Cela passe par des sensations physiques qui vont s’accroître avec la faim : de simples gargouillis, on passe progressivement à une impression de tiraillements, puis de crampes au niveau de l’estomac, ensuite à des sensations de moins en moins agréables, baisse de concentration, sensation de faiblesse (la fameuse « hypoglycémie »), …

Quand on a faim, on a envie de manger, mais quand on a envie de manger, on n’a pas forcément faim !

L’envie :

L’envie de manger est une sensation psychologique. Elle ne provoque pas de manifestations physiques comme les gargouillis ou les crampes d’estomac. L’envie de manger peut correspondre à une habitude (c’est l’heure du repas) ou à un besoin émotif, lui-même provoqué par des causes variées : l’ennui, le « vide » affectif, des émotions négatives (stress, colère, tristesse, angoisse, …) ou positives (la joie de se retrouver entre copines) ou simplement la stimulation de nos sens (l’odeur des viennoiseries quand on passe devant la boulangerie …).

Le risque, en cédant à l’envie de manger, c’est de manger sans avoir faim, donc sans en avoir besoin et, si on en prend l’habitude, de prendre progressivement du poids.

Comment faire la distinction entre la faim et l’envie ?

Cela peut demander un temps d’apprentissage, mais l’idée est de se poser systématiquement la question : « j’ai faim ou j’ai envie de manger ? » et de rechercher les signaux réels de la faim (gargouillis, sensation de creux à l’estomac voir de crampe, baisse de concentration,…).

Quand on a fait la part entre les deux, reste à décider de ce qu’on en fait : ce n’est pas parce qu’on a identifié que c’est une envie et pas de la faim que le problème est résolu.

Et même si on a faim, si l’heure du repas est encore loin, on fait quoi ?

La réponse dans un autre article, prochainement sur www.athlètesdubienêtre.fr