Après une année difficile marquée par les blessures, Cédric Joly a repris le chemin de la compétition en avril dernier pour les sélections en équipe de France. Actuellement en échange universitaire à Prague (République-Tchèque) où il poursuit ses études d’économie, notre Athlète du Bien-être peaufine sa préparation en vue des sélections olympiques qui auront lieu en avril prochain.

Cédric, tu es actuellement à Prague en échange Erasmus, comment s’est passée ton adaptation dans ce nouvel environnement ?

Cédric Joly : Tout s’est bien passé dans l’ensemble. J’ai mis un peu de temps à trouver un coach qui pouvait m’aider dans ma préparation mais aujourd’hui tout est lancé. J’ai aussi choisi d’aller en République-Tchèque car ce pays me semblait le bon endroit pour associer mes études et le canoë. (ndlr : un des meilleurs bassins européen de canoë se situe à Prague). Je ne regrette pas du tout ce choix.

Quel est actuellement ton programme d’entraînement ?

10527341_887354464626426_6630104561249412729_nCédric Joly : J’ai un planning assez chargé avec 25 heures de cours par semaine plus deux entraînements d’environ deux heures par jour. On avance progressivement. On est sur un bloc de quatre ans pour préparer les Jeux Olympiques. Avec ma coach Anne Boixel, nous avons fait le choix d’axer la préparation de l’année pré-olympique sur la navigation. A côté, je fais quand même des séances de musculation, natation ou encore du vélo. C’est un programme assez varié.

A un an de l’épreuve olympique, quelle est la période de l’année la plus importante en volume d’entraînement ?

Cédric Joly : L’hiver, la préparation est davantage axée sur le physique alors que l’été je travaille plus sur la navigation. A six mois des sélections olympiques, le programme s’accélère par rapport aux autres années.

Comment évolue le contenu de tes séances d’entrainement à l’approche d’une compétition ?

Cédric Joly : Le canoë est une discipline particulière puisqu’il y a peu d’épreuve dans l’année. La saison dernière, je me suis blessé donc je n’ai pas fait beaucoup de compétition. Cette année, avec les sélections olympiques, on commence par un gros volume de préparation athlétique. Ensuite, on va effectuer beaucoup de navigation avec de l’intensité et de la précision dans le travail.

En règle générale, privilégies-tu la progression technique ou le développement physique ? 

Cédric Joly : La progression dépend du profil de chacun. Pour ma part, je suis quelqu’un de technique et pas physique. Je travaille davantage sur mes points forts parce que je reviens d’une grosse année de blessure.

Crédit photo : Pierre Hérault

Crédit photo : Pierre Hérault

Comment appréhendes-tu la gestion entre la décharge émotionnelle, énergique, physique et la tactique de course ?

Cédric Joly : Après ma blessure, j’ai fait appel pour la première fois à un préparateur mental qui m’a aidé à revenir plus vite. Hormis cela, je n’ai pas de programme spécifique pour gérer mon stress. C’est un aspect que je ne travaille pas spécialement.

En quoi l’alimentation est important pour la pratique de ton activité sportive ?

Cédric Joly : J’ai besoin de bien m’alimenter si je veux tenir le rythme entre les cours et les entraînements. J’essaie de manger équilibré et de varier au maximum mes aliments en consommant pas mal de légumes et de fruits, mais la facilité me pousse parfois à avoir une alimentation « d’étudiant ». Lorsque j’étais en France, je consommais beaucoup de Soja, c’est important pour moi. En République Tchèque, c’est plus difficile d’en trouver. D’ailleurs, je dois passer chez Sojasun à mon retour en France pour chercher des produits !

Quelles sont tes prochaines échéances ?

Cédric Joly : Je vais revenir en France pendant un mois en janvier puis en mars pour préparer les sélections olympiques.

Toute l’équipe des Athlètes du bien-être souhaite bon courage à Cédric Joly pour la suite de sa préparation, ainsi que pour les sélections olympiques en 2016 !